La Bourse de Paris a clôturé en baisse mercredi, en réaction au discours du président de la Fed, Kevin Warsh, concernant les pressions inflationnistes et l'éventualité de maintenir ou d'augmenter les taux d'intérêt aux États-Unis.
L'indice CAC 40 a enregistré une perte de 66,70 points (-0,79%), se maintenant à 8.337,29 points après une légère hausse de 0,44% la veille, atteignant 8.403,99 points.
Même si des signes indiquent un apaisement de l'inflation, Warsh a souligné que les prix demeurent "trop élevés". Lors d'une réunion avec d'autres banquiers centraux à Sintra, au Portugal, il a averti : "Pour ceux qui imaginaient que la Fed accepterait un objectif d'inflation supérieur à 2%, ils risquent d'être déçus", augurant ainsi d'éventuelles hausses de taux.
Charlotte de Montpellier, économiste chez ING, a noté que "malgré sa nomination pour diminuer les taux, Warsh ne suivra pas cette voie". Elle a rappelé que des taux plus élevés constituent un "vent contraire" pour le marché boursier, rendant les investisseurs plus prudents face aux valorisations. "Cela pourrait limiter l'exubérance sur certaines actions", a-t-elle ajouté.
Dans ce climat incertain, le CAC 40 a principalement réagi à des nouvelles sectorielles. Essilorluxottica a affiché la meilleure performance du jour avec une hausse de 5,46% à 173 euros, impulsée par une actualité positivement corrélée à Meta, qui a bondi de 9,76% à Wall Street après des informations de Bloomberg sur un lancement imminent d'un service d'informatique à distance.
À l'inverse, les valeurs du secteur télécom ont souffert, Orange chutant de 4,48% à 15,77 euros, dans un contexte de correction générale touchant British Telecom (-1,83%), Vodafone (-1,28%) et Telefonica (-1,73%).
Concernant Schneider Electric, le géant français des équipements électriques a enregistré une perte de 3,07% à 281,15 euros après avoir annoncé un projet d'acquisition de Cognite, un fournisseur de logiciels spécialisés dans l'IA et l'analyse de données, pour un montant de 3,1 milliards de dollars.







