Automobile. À partir de vendredi 10 avril, la course de côte du Col Saint-Pierre va se dérouler à Saint-Jean-du-Gard. Ce week-end, les vérifications techniques précèderont la présentation des pilotes à l'Espace Paulhan, programmée pour 18 heures.
Les commissaires de route jouent un rôle crucial pour assurer la sécurité lors des courses. En effet, sans leur engagement, aucune course ne pourrait avoir lieu. Bien souvent, ces bénévoles sont logés et nourris par les organisateurs, mais doivent assumer leurs frais de déplacement. Dans le contexte actuel, avec la hausse des coûts, leur budget est mis à rude épreuve.
Un engagement passionné
Alain Joly, commissaire présent ce week-end, témoigne de sa passion pour ce rôle vital : "Pour devenir commissaire, il faut véritablement désirer vivre l'expérience des courses aux côtés des pilotes et des autres acteurs. Chaque responsable a passé un examen pour être apte à gérer des situations d'urgence et à anticiper les comportements des spectateurs. Les défis varient selon les courses, qu'il s'agisse de rallye ou de côte, et la météo peut parfois compliquer notre mission..." Selon les experts de la Fédération Française du Sport Automobile, le travail des commissaires, souvent négligé, est pourtant indispensable pour la réussite de ces épreuves.
Une forte mobilisation bénévole
Samuel Teissier, co-organisateur de la compétition et président de la ligue Occitanie Méditerranée, souligne la nécessité de valoriser ces bénévoles : "Pour cette course, nous comptons 200 bénévoles, dont plus de 150 commissaires. En deux ans, nous avons équipé les 400 commissaires de la Ligue. C'est un investissement considérable, mais il faut aller plus loin. En janvier dernier, nous avons organisé une réunion à Ledenon rassemblant 400 bénévoles pour discuter de l'évolution de leur rôle et leur formation. Ces mesures sont essentielles car beaucoup de commissaires sont relativement âgés..."
Attirer les jeunes générations
Lors du Critérium des Cévennes, des initiatives ont été mises en place pour engager des jeunes dans ce domaine. Joly précise : "Je suis souvent posté au point 1 avec quelques collègues. Lorsque ma femme peut m'accompagner, c'est encore mieux. Il arrive que certains spectateurs soient indisciplinés, comme cela a été le cas au Rallye de l'Hérault, mais dans l'ensemble, cela se passe bien. L'année dernière, j'ai fait 31 déplacements, et bien que j'en sois à mon septième cette saison, je crains de devoir renoncer à certains événements comme le Mont-Blanc à cause du coût de l'essence. Je resterai néanmoins un fidèle spectateur."







