Les pêcheurs de la Côte d'Azur sont confrontés à une crise majeure, entraînée par des hausses constantes des prix des carburants. La situation, qui met la viabilité de leur activité en péril, soulève des inquiétudes quant à leur capacité à poursuivre leur emploi. Franck, un pêcheur de Golfe-Juan, souligne : "Je ne vais pas faire 15 heures de mer pour rien. Si je sors uniquement pour équilibrer mes comptes, à quoi bon !"
Actuellement, le prix du diesel pour les bateaux a atteint 1,50 euro par litre. Cela pose un véritable dilemme pour les pêcheurs : une augmentation même minime, de 10 centimes, pourrait rendre leurs activités non rentables. Plusieurs d'entre eux évoquent la possibilité de rester à quai si cette tendance ne s'inverse pas.
Impossible d'augmenter le prix du poisson
La question de répercuter ces grandes hausses de coûts sur les prix du poisson est également délicate. Franck sait qu’une augmentation des tarifs n'est pas viable : "Si nous augmentons nos prix, personne ne nous achètera. Tout le monde ressent la pression économique, et il est illusoire de penser que le consommateur tiendra le coup face à des augmentations."
Alors qu'une grève illimitée était initialement prévue pour ce mardi, les pêcheurs ont finalement décidé de renoncer à cette action. Ils optent plutôt pour une rencontre avec le gouvernement afin de discuter de solutions potentielles d'atténuation de l'impact de la hausse des prix des carburants, qui se prolongent depuis plusieurs mois. Ils attendent une réponse d'ici le 15 avril, craignant que la situation ne devienne insoutenable si aucune action n'est entreprise.
Selon Le Monde, des experts alertent sur la nécessité d'adapter rapidement les stratégies de soutien aux secteurs les plus touchés pour éviter une crise dans la filière. Entre incertitudes économiques et le poids des dépenses, ce printemps promet d'être décisif pour la pêche sur la Côte d'Azur.







