La récupération d'eau de pluie est une pratique à la fois économique et écologique qui plaît de plus en plus aux Français. Toutefois, il est impératif de suivre certaines règles en matière d'équipement afin d'éviter d'importantes sanctions.
Que peut-on faire avec l'eau de pluie ?
Utiliser l'eau de pluie peut offrir des avantages pour l'environnement et votre budget, mais attention : cette eau n'est pas destinée à la consommation humaine. En effet, elle ne doit pas être employée pour la cuisine et nécessite un traitement pour des usages comme le lave-linge.
Il est également vital de ne pas collecter l’eau de pluie qui aurait ruisselé sur des surfaces contenant de l’amiante ou du plomb. Informez vos locataires de la présence d'un récupérateur d'eau en affichant un panneau indiquant "eau non potable".
À quoi consiste l'entretien d'un récupérateur d'eau de pluie ?
Pour assurer un bon fonctionnement et minimiser les risques de contamination, un entretien régulier est nécessaire. Voici les étapes essentielles :
- Vérifiez la propreté complète de l'équipement (robinets, cuve, tuyaux) tous les six mois.
- Nettoyez et désinfectez la cuve une fois par an, en remplaçant les filtres si besoin.
Toutes les interventions doivent être enregistrées dans un carnet d'entretien sanitaire. Des agents techniques peuvent réaliser des contrôles auprès des propriétaires. En cas de non-conformité, des sanctions peuvent être appliquées, allant jusqu'à la saisie de l'équipement. Pire encore, si de l'eau contaminée est déversée dans le réseau d'assainissement, vous risquez jusqu'à trois ans d'emprisonnement et une amende de 45 000 euros.







