La fin des plans d'épargne retraite pour les mineurs
Depuis plusieurs années, de nombreux parents français choisissent d'ouvrir un plan d'épargne retraite (PER) pour leurs enfants mineurs, un outil intéressant tant pour la constitution d'une épargne à long terme que pour ses avantages fiscaux. En effet, les versements faits sur le PER peuvent être déduits des revenus imposables des parents, dans la limite de 10 % du plafond annuel de la Sécurité sociale.
Cependant, une nouvelle mesure portée par le projet de loi de finances pour 2024 pourrait changer la donne. À partir du 1er janvier 2024, il deviendra impossible pour les parents d'ouvrir un PER pour leurs enfants mineurs, une décision qui suscite de vives réactions.
Pourquoi ce changement de cap ?
Le gouvernement justifie cette réforme par un besoin de réduire les abus d'optimisation fiscale, où certains parents pourraient être tentés d'accumuler des versements afin de diminuer leurs impôts. La suppression de l'ouverture de PER pour les mineurs vise ainsi à rétablir une forme d'équité fiscale et à encourager des pratiques d'épargne plus responsables.
Un nouvel outil d'épargne en perspective
En parallèle de cette mesure, le projet de loi introduit un concept novateur : le plan d'épargne avenir climat (PEAC). Destiné aux jeunes de moins de 21 ans, ce produit d'épargne permettra de soutenir des projets en lien avec la transition écologique. Ses principales caractéristiques incluent :
- Accessibilité pour les jeunes de moins de 21 ans.
- Investissements ciblés sur des projets écologiques et solidaires.
- Options de versements flexibles, selon les capacités financières des familles.
Cependant, les modalités de retrait et les taux de rendement restent à définir. De plus, une incertitude plane encore concernant les jeunes adultes de 18 à 25 ans, qui pourraient continuer à ouvrir des PER, sous certaines conditions.
Malgré la fin annoncée des PER pour les mineurs, il est essentiel pour les parents d'explorer d'autres options d'épargne, telles que l’ouverture d’un Livret A, d’un Livret Jeune, ou encore l’investissement dans des contrats d’assurance-vie. L’adoption définitive de cette réforme devra encore être confirmée, mais elle redéfinira sans doute les pratiques d’épargne familiale en France.







