Le jardinier doit faire face à une multitude de ravageurs, notamment le carpocapse, la tordeuse et la mouche méditerranéenne. Parmi eux, l’hoplocampe, bien que souvent considéré comme secondaire, peut infliger des dommages significatifs aux pommiers et aux poiriers. Redoutable sous sa forme larvaire, cette bestiole peut véritablement détruire vos récoltes.
Qu'est-ce que l'hoplocampe ?
L'hoplocampe est un ravageur appartenant à l'ordre des Hyménoptères et à la famille des Tenthredinidae, connu sous le nom de "mouches à scie". Ce surnom provient de l'organe de ponte des femelles, qui incise les tissus végétaux pour y déposer ses œufs.
Un hyménoptère à surveiller
Mesurant entre 4 et 7 mm, avec une coloration sombre et quatre ailes, l’adulte se nourrit de nectar et pollinise les fleurs sans causer de nuisances. En revanche, ses larves, d'environ 1 cm, de couleur blanc crème, sont redoutées pour les ravages qu'elles occasionnent. Leur odeur désagréable les rend encore plus repugnantes.
Le cycle de vie de l’hoplocampe est lié à celui des arbres fruitiers, affectant leur fructification.
Identité des espèces d'hoplocampe
Trois espèces principales s'attaquent à des arbres fruitiers spécifiques :
- Hoplocampe du pommier (Hoplocampa testudinea)
- Hoplocampe du poirier (Hoplocampa brevis)
- Hoplocampe du prunier (Hoplocampa flava et Hoplocampa minuta)
Le cycle de vie et l'impact des larves
Le cycle de vie de l’hoplocampe est étroitement synchronisé avec la floraison des arbres. Les larves passent l'hiver dans des cocons souterrains, se protégeant des intempéries. Au printemps, elles émergent généralement avant ou pendant la floraison des arbres hôtes.
Reproduction et développement
Les adultes se reproduisent en une à deux semaines, et la femelle pond entre 30 et 70 œufs sous la peau des jeunes fruits. Les larves éclosent après 10 à 14 jours et commencent à se nourrir à l'intérieur des fruits, provoquant des dégâts majeurs.
Dégâts sur les fruits et lutte préventive
Les attaques des hoplocampes entraînent des conséquences désastreuses :
- Chute précoce des fruits, surtout ceux de petite taille.
- Chute secondaire des fruits endommagés par les larves.
- Les fruits restants peuvent présenter des cicatrices et une odeur désagréable, rendant leur consommation impossible.
Prévenir l'infestation
La prévention reste la meilleure stratégie. Voici quelques mesures utiles :
- Ramasser et détruire fruits tombés et piqués.
- Travailler le sol à l’automne pour exposer les cocons aux prédateurs.
- Installer des pièges chromatiques pour capturer les adultes avant leur ponte.
En cas d'infestation sévère, des traitements biologiques peuvent être envisagés, mais doivent être utilisés avec prudence afin de ne pas nuire à la faune pollinisatrice.







