À seulement trois jours du second tour, Jean-Luc Moudenc, le maire sortant, est plongé dans une course intense de débats, visites et interviews. Ce jeudi, sa journée marathon s'annonce cruciale pour l'issue de sa campagne.
7h30, place du Capitole. Sous un ciel légèrement nuageux, un studio radio est planté en plein air, prêt à accueillir le premier débat de la journée avec l'opposant François Piquemal, diffusé en direct sur Ici Occitanie.

Quelques heures plus tard, le même endroit se transforme. Cette fois, c’est France Inter qui attire un public plus dense et réactif. Moudenc commente : "Quatre débats en un jour, c'est beaucoup plus intense que lors des précédentes élections, où cela s'étalait sur un mois." L'ambiance est électrique ; les soutiens de Piquemal ne se gênent pas pour faire entendre leur désapprobation.
Dans une atmosphère tendue, Moudenc fait face aux critiques tout en maintenant son calme. "J'ai appris à gérer ce genre de situations", confie-t-il avec assurance.
Après deux débats sur France 3 et La Dépêche, il peste sur le rythme effréné de la campagne. "Je n'ai que quatre heures de sommeil cette nuit", dit-il, visiblement usé mais déterminé.

Le candidat se rend ensuite à la commémoration des attentats de mars 2012, un événement solennel perturbé par des cris dans le public, dont il prend acte avec émotion : "Je condamne fermement ces actes", déclare-t-il, conscient de la portée de ces moments.
Malgré la fatigue, il affirme : "Je suis entraîné pour ce genre de charge, je gère mon temps. D'Habitude, je fais 80 heures par semaine." Entre les débats, il trouve le temps d'examiner le courrier de la municipalité, prouvant ainsi qu'il reste engagé dans ses fonctions de maire.

La campagne suscite un intérêt médiatique sans précédent pour Toulouse. Le duel avec Piquemal attire tous les regards, promettant un résultat serré. Alors que le silence électoral se profile, chaque instant devient crucial pour Jean-Luc Moudenc.
À l'approche du week-end, le stress monte, mais la détermination demeure intacte. Dans un semestre électoral chargé, il est clair que Toulouse n'a jamais été autant sous le feu des projecteurs.







