Lors d'une visite à Lavelanet lundi, Emmanuel Macron a exprimé une critique à l'encontre de ceux qui prônent une attitude agressive envers l'Algérie, qualifiant ces personnes de "mabouls". Cette déclaration a suscité des réactions, notamment celle de Bruno Retailleau, ex-ministre de l'Intérieur.
"Allez dire à tous les mabouls qui nous expliquent qu'il faudrait se fâcher avec l'Algérie", a déclaré le président, abordant également le sujet des praticiens diplômés hors Union européenne (Padhue). Il a exprimé son exaspération face à la complexité du système français, mentionnant que cela "rendra dingue" qu'ils soient contraints de repasser des examens, malgré leur implication dans la lutte contre les déserts médicaux.
Selon Macron, ces médecins étrangers apportent une contribution significative, notamment en matière de soins, et leur obtention d'un statut officiel devrait être simplifiée pour ne pas "les emmerder" administrativement. "On a besoin de ces femmes et ces hommes qui servent notre pays", a-t-il martelé plus tard durant sa visite en Andorre, soulignant l'importance d'une coopération respectueuse entre nations.
Interrogé sur la possible cible de ses commentaires, Macron a nié viser spécifiquement Retailleau. Celui-ci n'est cependant pas resté silencieux. Dans un communiqué, il a insisté sur le fait que les préoccupations des médecins étrangers ne sont qu'un "faux prétexte" cachant des problèmes plus profonds. Il a mis l'accent sur les plus de 19.000 médecins diplômés à l'étranger exerçant en France, dont une proportion importante vient d'Algérie.
Retailleau a poursuivi en pointant du doigt le régime algérien concernant le non-retour d'Alger dans le cadre des obligations de quitter le territoire français (OQTF) pour certains immigrants jugés dangereux. "Avec le régime d'Alger, la politique des bons sentiments est vouée à l'échec", a-t-il déclaré. Pour plus de détails, la situation des médecins diplômés à l'étranger est complexe, et d'après les statistiques, plus de 38% d'entre eux sont algériens, ce qui souligne l'importance de cette coopération bilatérale.







