Ce mardi 31 mars, David Lisnard, maire de Cannes, a annoncé son départ des Républicains, un choix motivé par des désaccords persistants avec les orientations du parti. Il déplore notamment les "ambiguïtés" de la formation politique et leur proximité avec la macronie. Lors d’une interview sur France 2, il a exprimé son ras-le-bol face à cette situation en déclarant : "Je quitte LR parce que le parti n'a pas quitté ses ambiguïtés."
"Je veux un projet puissant pour que la France soit respectée et indépendante."
En quittant le parti, Lisnard a rappelé sa détermination à se présenter à l'élection présidentielle, niant toute intention d'être un simple "témoignage" politique. Il a affirmé porter un projet ambitieux pour la France, insistant sur la nécessité de restaurer le respect et l'indépendance du pays.
Sa déclaration est également accompagnée d'un appel à l'organisation d'une primaire de la droite, englobant toutes les sensibilités, du centre-droit à Reconquête. "Sans une telle primaire, il sera difficile de rassembler les voix nécessaires sur un projet commun," a-t-il averti.
Une divergence fondamentale avec la direction de LR
Ce souhait de primaire est en totale opposition avec la stratégie adoptée par Bruno Retailleau, le président des Républicains, qui souhaite désigner directement un candidat et a récemment exclu une primaire ouverte. Ce choc des visions politique reflète une fracture croissante au sein des Républicains.
Lisnard a exprimé son indignation face à une récente décision de son parti, qui prévoit de soumettre à ses adhérents trois options pour la désignation du candidat à la présidentielle : désignation directe, primaire réservée aux adhérents ou une primaire élargie aux sympathisants. "Je ne suis pas d'accord avec ce qui est proposé," a-t-il souligné lors d'une conférence de presse.
Cette situation n'est pas nouvelle : depuis quelque temps, Lisnard évoque régulièrement sa volonté de quitter LR, et cette annonce fait écho à ses précédents commentaires critiquant la direction du parti lors des élections européennes. Selon lui, LR souffre d'un manque de clarté et de cohérence, se percevant encore comme un acteur de premier plan, capable d'imposer un candidat solide pour le second tour.
Les prochaines semaines s'annoncent déterminantes pour Lisnard et la droite française, alors que la question d'une primaire commune pourrait bien peser lourd dans une élection présidentielle de 2027 déterminante pour l'avenir politique du pays.







