Devant les députés, le Premier ministre Sébastien Lecornu et le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, ont exprimé leur indignation après des propos racistes tenus sur CNews à l'encontre de Bally Bagayoko, nouveau maire de Saint-Denis, issu de La France insoumise. Le gouvernement envisage des poursuites pénales contre les auteurs de ces propos.
« La banalisation du mal et du racisme doit être combattue avec la même force et sans relâche », a déclaré Lecornu, tout en dénonçant la violence, qu'elle soit physique ou verbale. Il a rappelé que le racisme n'est pas une opinion, mais un délit qui doit être fermement sanctionné.
Laurent Nuñez a approfondi cette déclaration en qualifiant ces propos d’« ignobles » et d’« absolument inacceptables », tout en annonçant l'étude de la possibilité d'engager des « poursuites pénales » contre les responsables de ces attaques. Il a insisté sur le fait que le racisme est un poison dans la société et qu’il est impératif de le combatre de manière systématique.
Campagne de haine relayée par l’extrême droite
Élu dès le premier tour, Bally Bagayoko est devenu le cible d’une intense campagne de haine, en grande partie alimentée par l’extrême droite sur les réseaux sociaux. Un récent débat sur CNews a également remis en question son autorité en tant que maire.
Des responsables politiques de gauche et des associations antiracistes ont dénoncé publiquement ces attaques. Ils ont saisi l’Arcom, l'autorité régulatrice de l’audiovisuel, qui a promis d’examiner les séquences disputées.
Samedi, Bally Bagayoko a annoncé son intention de porter plainte et a appelé à un « grand rassemblement » antiraciste devant la mairie de Saint-Denis. Malgré ces accusations, CNews a fermement contesté les affirmations selon lesquelles des propos racistes auraient été tenus sur son antenne.







