Lors de la séance d'installation du conseil municipal, ce samedi 28 mars, Amine Kessaci a reçu son écharpe d'adjoint des mains de Benoît Payan, le maire de Marseille. Les applaudissements du public ont ponctué ce moment chargé d'émotion, où Kessaci a exprimé sa confiance envers le maire pour résoudre les douleurs de la ville. Ce moment symbolique fait suite à la publication de son livre, Marseille essuie tes larmes, où il souligne l'impact dévastateur du narcotrafic sur la cité.
Le jeune militant associatif de 22 ans a cherché du réconfort en pensant à son frère, assassiné sous des circonstances tragiques. "Je lui ai dit que nous avions réussi," confiait-il à BFM Marseille Provence. L'affaire, qui a choqué toute la France, demeure sous enquête, le parquet privilégiant une piste d'assassinat d'avertissement.
Une entrée au conseil municipal sous escorte
Pour prendre ses fonctions, Kessaci est arrivé au conseil municipal escorté par des agents de police. Une fois dans l'hémicycle, il a su se familiariser rapidement avec son nouveau rôle et créer un lien avec ses collègues. Benoît Payan avait souligné que "la campagne doit s'adapter" à ses besoins sécuritaires.
La préfecture a rassuré sur le maintien et l'adaptation du dispositif de protection, sans révéler de détails afin de garantir son efficacité, selon des sources de BFM.
Un engagement sans compromis sur la sécurité
Kessaci a souligné son intention de mener son mandat malgré les contraintes de sécurité. "Je ne mettrai jamais en danger qui que ce soit," a-t-il déclaré fermement, en garantissant un engagement total envers ses concitoyens.
En réponse aux critiques sur le coût de sa protection, Kessaci a tenu à souligner que les agents qui l'accompagnent ne sont pas prélevés de missions essentielles sur le terrain. Ils choisissent de risquer leur vie pour assurer sa sécurité, ce qui témoigne de leur engagement envers sa cause.
Bien que ses fonctions exactes ne soient pas encore définies, Kessaci est impatient de contribuer activement à la gestion de la ville, ayant déjà entamé des réunions avec ses collègues depuis son élection.
À l'aube d'une lutte contre le narcotrafic
Sur le sujet du narcotrafic, Kessaci reconnait que la responsabilité première incombe à l'État et prône la création d'un office anti-stupéfiant européen. Sur le plan local, il appelle à une approche multisectorielle, consciente que la solution ne peut se limiter à la seule répression.
"Il est crucial d'adopter une réponse globale," a-t-il ajouté. Ainsi, il envisage d'accroître les effectifs de la police municipale et d'ouvrir des antennes dans chaque arrondissement, tout en collaborant étroitement avec les associations de terrain.
Amine Kessaci se dresse désormais comme une figure centrale de l'engagement municipal face à des défis cruciaux. Son approche, bien que sécurisée, ne perd pas de vue les attentes des Marseillais.







