L'ancien ministre et député de l'Oise, Eric Woerth, a officiellement pris ses fonctions en tant que président du conseil d'administration du PMU ce lundi, après avoir reçu le feu vert de la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP). Cette nomination survient alors que l'opérateur de paris hippiques traversent une période difficile, marquée par une chute des paris.
Arrivé à la tête du PMU le 30 mars, Woerth a été élu le 13 mars par l'assemblée générale du Groupement d'intérêt économique (GIE) PMU, et attendait cet accord administratif pour entamer son mandat. Dans un communiqué, le PMU a indiqué que la HATVP a évalué son nouveau rôle comme "compatible avec ses précédentes fonctions gouvernementales".
« C’est avec fierté que je prends aujourd’hui mes fonctions », a exprimé Woerth, se disant « honoré de pouvoir contribuer à son rayonnement et à la construction de son avenir ». Il a également promis d'agir « avec détermination, aux côtés de Cyrille Giraudat, pour relancer l'activité au bénéfice de la filière hippique ».
« Pacte PMU 2030 »
Le nouveau président succède à Joël Séché, qui assura l'intérim pendant six mois suite au départ de Richard Viel. Woerth, qui a déjà eu un rôle clé dans l'élaboration d'un Pacte PMU 2030, se concentre sur la transformation de la filière hippique, suite à un rapport de l'inspection générale des finances (IGF) paru l'été dernier. Ce pacte vise notamment à « rénover la gouvernance » et à envisager une évolution du statut du PMU vers un GIE commercial.
Fondé en 1930, le PMU est un acteur crucial du secteur, détenu par France Galop et la Société d'encouragement à l'élevage du trotteur français (SETF), qui partagent les bénéfices nets, s'élevant à 837 millions d'euros en 2024. En dépit de ces chiffres, la baisse des paris a engendré des difficultés financières, entraînant des divergences entre les sociétés mères. Face à ces enjeux, la direction de Woerth sera scrutée de près par les observateurs du secteur.







