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Un jeune homme de 17 ans, recruté via Snapchat, a été appréhendé à Paris dans la nuit de vendredi à samedi. Il était en train d'essayer d'incendier un engin explosif devant la Bank of America. Le parquet national antiterroriste (Pnat) a pris en charge l'enquête en raison de la gravité des faits.
Les détails de cette tentative d'attentat viennent de faire surface. Ce samedi soir, le ministre de l'Intérieur, Laurent Nunez, a évoqué un potentiel lien entre l'incident et le conflit en cours au Moyen-Orient, selon les informations relayées par Franceinfo.
Recruté sur Snapchat
Le suspect a été arrêté aux alentours de 3h30, tentant de mettre le feu à un bidon d'un litre contenant un liquide non identifié, accompagné d'un pétard, placé devant la Bank of America dans le 8e arrondissement. Le laboratoire central de la préfecture de police de Paris a été désigné pour effectuer des analyses. Un complice a réussi à s'enfuir durant l'opération.
En garde à vue, l'individu a révélé aux enquêteurs qu'il avait été déposé sur place et qu'il avait accepté cette mission à travers Snapchat contre 600 euros. Mineur et originaire du Sénégal, résidant à Montreuil, il avait déjà des antécédents judiciaires.
Un mode opératoire connu
Peu avant cet incident, une source étrangère avait alerté les autorités françaises sur un risque potentiel pesant sur la Bank of America. La menace avait été repérée sur les réseaux sociaux. "Les enquêteurs vont examiner la composition de l'explosif utilisé, en s'analysant avec d'autres incidents similaires à travers l'Europe, souvent attribués à des groupes liés à l'Iran," a précisé une source proche du dossier à France Télévisions.
Laurent Nunez a évoqué une "action concertée" et a souligné les similitudes avec d'autres actions terroristes survenues dans des pays tels que le Royaume-Uni, la Norvège, la Belgique ou encore les Pays-Bas. Il a ajouté : "Ce n'est pas la France qui est ciblée directement."
Une enquête de flagrance a été ouverte pour "tentative de dégradation par incendie ou moyen dangereux en relation avec une entreprise terroriste" ainsi que pour "fabrication et transport d'engins incendiaires ou explosifs en lien avec des activités terroristes," a précisé le Pnat dans un communiqué. Les investigations ont été confiées à la Direction de la police judiciaire de Paris et à la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI).







