L'ancien Premier ministre Édouard Philippe semble se révéler comme un candidat sérieux pour le second tour de la prochaine élection présidentielle, face à un candidat du Rassemblement national en bonne position au premier tour, selon une enquête Elabe publiée ce samedi.
Réalisée pour BFMTV et La Tribune, cette enquête a exploré six scénarios différents pour le premier tour, et indique que M. Philippe pourrait obtenir entre 20,5 et 25,5% des intentions de vote.
Le leader d'Horizons obtiendrait son meilleur score face à Jordan Bardella du RN, qui recueille 38%, alors que la gauche se disperse entre Jean-Luc Mélenchon (12%), Marine Tondelier pour Les Écologistes (4,5%), Olivier Faure pour le PS (4,5%), et Fabien Roussel pour le PCF (4%), sans candidat des Républicains.
Récemment réélu maire du Havre, M. Philippe est crédité de 22% des voix dans un autre scénario avec Marine Le Pen (31,5%), Jean-Luc Mélenchon (11,5%), et l'ex-président socialiste François Hollande et Bruno Retailleau, chacun à 8,5%.
Dans une variante incluant Jordan Bardella (35%), Jean-Luc Mélenchon (10,5%), et Raphaël Glucksmann pour le PS (10,5%), il obtiendrait 20,5% des intentions de vote. Cela positionne M. Philippe comme la meilleure option pour le centre politique face à une élection présidentielle qui s’annonce serrée, tandis que d'autres figures comme Gabriel Attal et Gérald Darmanin stagne respectivement à 11,5% et 8%.
Il apparaît également comme le candidat le mieux placé pour battre le Rassemblement national au second tour, que ce soit face à Jordan Bardella (51,5% contre 48,5%) ou à Marine Le Pen (53% contre 47%). En revanche, d'autres candidats comme Jean-Luc Mélenchon se trouveraient en difficulté, prédisant une défaite significative face à Bardella (71,5% - 28,5%).
Ce sondage met en lumière également que Jordan Bardella pourrait surpasser Marine Le Pen dans plusieurs configurations, soulignant l'incertitude du soutien autour de celle-ci, surtout avec la décision judiciaire prévue pour le 7 juillet.
L'enquête, effectuée par téléphone entre le 25 et le 27 mars, intègre un échantillon de 1.504 individus, dont 1.422 inscrits sur les listes électorales, représentant des Français âgés de 18 ans et plus. La marge d'erreur oscille entre 1,4 et 3,1 points.







