Suite à son élection à la mairie de Nice, Eric Ciotti a rapidement réagi aux déclarations de Bally Bagayoko, le maire de Saint-Denis, qui projette de désarmer la police municipale. Dans ce contexte, Ciotti a lancé une invitation aux policiers municipaux souhaitant changer de lieu de travail. Ces derniers ont exprimé leur malaise face aux nouvelles orientations de la municipalité de Saint-Denis, dirigée par le maire de La France Insoumise (LFI), notamment concernant le renouvellement de leur équipement.
Lors de son discours d’installation diffusé par les médias, y compris BFM TV, Ciotti a mentionné que plusieurs demandes de mutation étaient déjà parvenues à ses services : "Nous serons ravis d’accueillir ces agents à Nice, où nous souhaitons renforcer la présence policière sur le terrain pour le bien des Niçois et des Niçoises." Il a également dénoncé les politiques qu'il qualifie d’“extrême gauche dangereuse et anti-républicaine”, promues par ses homologues de Saint-Denis.
Les agents municipaux à la recherche de nouvelles opportunités se sentent de plus en plus poussés à réévaluer leur situation, et beaucoup envisagent donc de postuler à Nice. Selon des sources proches de l’administration, ces changements pourraient contribuer à doubler les effectifs policiers dans la ville, une mesure que Ciotti a définie comme essentielle pour assurer la sécurité des habitants.
Les avis d'experts sur la question divergent. Un sociologue local a remarqué que ces mouvements de personnels pourraient contribuer à une certaine instabilité au sein des forces de l'ordre, tandis qu'un analyste politique a souligné que l'engagement de Ciotti pourrait renforcer son image auprès des électeurs. Il a été observé que cette stratégie vise également à contrecarrer les effets d’une politique jugée trop laxiste à Saint-Denis.
Dans un climat politique tendu, la réponse de Ciotti pourrait donc avoir un impact significatif sur les équilibres de sécurité dans la région. Alors que la situation à Saint-Denis soulève des inquiétudes, Nice se positionne comme une alternative pour ceux en désaccord avec la direction politique prise par leur ville d'origine.







