Cinq jours après le décès tragique de Quentin Deranque à Lyon, les députés se sont réunis dans l’hémicycle pour observer une minute de silence. Ce 25 mars, la présidente de l'Assemblée nationale, Yaël Braun-Pivet, a exprimé ses regrets quant à cette décision, soulignant que des informations connues ultérieurement auraient pu influencer le choix des députés.
Le 17 février, une minute de silence a été proposée par Éric Ciotti et validée par les chefs de groupe en l'honneur de Quentin Deranque, militant identitaire, victime d'une attaque meurtrière. Cependant, peu de temps après, des révélations de Mediapart ont mis en lumière ses publications sur X, dans lesquelles il faisait l'apologie de discours extrêmes, y compris des attaques contre des communautés ethniques en France.
Dans une interview diffusée sur Sud Radio, Braun-Pivet a déclaré : « On peut regretter cette minute de silence, au regard des éléments connus depuis. Si nous avions été conscients de son profil à ce moment-là, il est probable que la décision aurait été différente. »
Une réaction face à la violence politique
Toutefois, la présidente a insisté sur l'importance de condamner la violence en politique, affirmant : « Il est inacceptable que des jeunes se battent dans la rue pour leurs opinions politiques, jusqu'à la mort. » Elle a également mis en avant la nécessité d'apaiser les débats publics, en raison de la montée de la violence.
Pour contextualiser, Quentin Deranque avait été attaqué le 12 février par un groupe de personnes masquées lors d'un événement à Sciences Po Lyon. Victime d'un traumatisme crânien sévère, il est décédé deux jours après à l'hôpital. Suite à cette affaire, neuf personnes ont été mises en examen, y compris des membres de l'équipe du député insoumis Raphaël Arnault.







