Lors d'une récente interview sur BFMTV-RMC, David Lisnard, le maire de Cannes, a exprimé son intention de quitter Les Républicains. « Je le dirais d'abord à Bruno Retailleau », a déclaré l'élu, anticipant une rencontre imminente avec le président de son parti pour lui annoncer cette rupture.
Lisnard déplore un « manque de lisibilité, de cohérence et de constance » au sein de la formation politique, accusant son parti d'errances comme le vote de confiance accordé à François Bayrou, l'abandon de la réforme des retraites, et les ambiguïtés concernant la participation au gouvernement.
Une primaire controversée pour l'élection présidentielle
Il a également critiqué les récentes décisions prises lors du bureau politique des LR, qui a tranché sur le mode de désignation du candidat pour la présidentielle de 2027. Trois options vont être proposées : une primaire réservée aux seuls adhérents, une semi-ouverte aux sympathisants ou la validation de la candidature de Bruno Retailleau. Lisnard a dénoncé ce processus comme un « vote biaisé » et un « non-sens », défendant plutôt une grande primaire ouverte, incluant potentiellement des figures comme Éric Zemmour ou Nicolas Dupont-Aignan.
Plusieurs experts de la politique française réagissent à cette annonce. Pour le politologue Jean-Yves Dormagen, « le départ de Lisnard pourrait marquer un tournant pour le parti, surtout à l'approche de l'élection présidentielle ». D'autres, comme la députée Agnès Thill, voient dans ce départ l'expression d'une crise plus profonde qui ronge Les Républicains.
Dans un paysage politique de plus en plus fragmenté, la décision de Lisnard soulève des questions majeures sur l'avenir de la droite en France, alors que les tensions au sein des partis traditionnels se font de plus en plus pressantes.







