Ce mercredi 17 juin, le président américain Donald Trump a décidé de mettre le protocole à l'épreuve lors du sommet du G7 à Évian. Arrivant avec une heure de retard, il n'a pas fait dans la demi-mesure et a immédiatement annoncé aux autres chefs d'État : "C’est moi le patron". Une déclaration qui a provoqué quelques rires embarrassés parmi ses homologues.
Visiblement peu soucieux des conventions, Trump a pris le temps d'observer la scène avant de se placer à la table où les autres dirigeants, dont le président français Emmanuel Macron, l'attendaient. Après une poignée de main cordiale avec Macron, qui lui a demandé en anglais comment il se portait, le président américain n'a pas manqué de faire part de son inconfort face à la chaleur ambiante de la salle, soulignant avec humour : "Il fait trop chaud ici".
Tout pour flatter l'ego de l'imprévisible président
Avec une attitude plutôt conciliante, Donald Trump a semblé apprécier cette rencontre, malgré son penchant habituel pour ignorer les formats multilatéraux. Contrairement à ses habitudes d'ignorer les communiqués communs, il a cette fois accepté de ratifier un accord sur l'Ukraine. Comme le rapporte le site Midi Libre, les nations présentes se sont engagées à intensifier les sanctions contre la Russie tout en renforçant leur soutien militaire à l'Ukraine.
Fidèle à son habitude, Trump a même vu dans ce communiqué une occasion de se mettre en avant, car il s'est réjoui de la mention d'un accord entre les États-Unis et l'Iran, ce qui lui a certainement plu.
Depuis le G7, Donald Trump menace de faire volte-face sur l’Iran
Alors qu'il s'apprête à signifier la fin d'un conflit au Moyen-Orient par un accord avec l'Iran, Trump a, cependant, tenu des propos qui laissent perplexe. Alors qu’il doit se rendre à Genève pour célébrer cet accord, il a averti qu’il pourrait reprendre des actions militaires si l’Iran ne respectait pas ses engagements. En conférence de presse, il a déclaré : "C’est un protocole d’accord. Si cela ne me plaît pas, on recommencera à balancer des bombes".
Une opération séduction
Apparemment détendu, Donald Trump a décidé de prolonger son séjour à Évian, se montrant enthousiaste à l'idée de participer à un dîner à Versailles avec Emmanuel Macron pour célébrer les 250 ans de l'indépendance américaine. Le Monde rapporte que Trump a loué la beauté du palais, affirmant qu'il souhaitait vraiment profiter de cette soirée, en insistant sur le fait que Versailles représente un symbole de richesse et de splendeur.
Dans un style léger, he s'est confié sur le banquet à venir, déclarant : "Le président Macron est un homme très gentil, il m’a invité à dîner à Versailles. Versailles, ce n’est pas du plaqué or, c’est du lourd. Et j’ai dit que j’aimerais bien".







