La députée européenne Rima Hassan a été placée en garde à vue à Paris, ce jeudi 2 avril, suite à des accusations d'apologie du terrorisme. Cette mesure fait suite à un tweet qu'elle a publié récemment, suscitant l'intervention des autorités.
Selon Le Parisien, Rima Hassan est actuellement entendue par la police judiciaire dans le cadre d'une enquête menée par le pôle national de lutte contre la haine en ligne.
La députée est dans le viseur des forces de l'ordre en raison d'un tweet partagé le 26 mars, mentionnant Kōzō Okamoto, un membre de l'Armée rouge japonaise, qui a été impliqué dans le massacre de l'aéroport de Lod en 1972, où 26 personnes avaient perdu la vie. Depuis son placement en garde à vue, ce message a been retiré de son compte sur le réseau X.
Après sa garde à vue, elle pourrait faire face à plusieurs options : être déférée devant la justice pour être mise en examen, voir sa détention prolongée ou être remise en liberté. Il est essentiel de rappeler que Rima Hassan est présumée innocente à ce stade.
Cela n’est pas la première fois que ses déclarations suscitent des débats. En décembre 2024, l'Observatoire juif de France avait déposé une plainte contre elle concernant des propos sur la “résistance armée palestinienne”. Bien qu'elle ait défendu sa position comme étant politique, l'enquête est toujours en cours.
Récemment, Rima Hassan a également fait les frais d'une décision du Canada, qui a annulé son autorisation de voyage électronique, alors qu'elle devait participer à des conférences à Montréal. La ministre de l'Immigration canadienne a refusé de donner des précisions sur ce cas précis, comme le rapporte Ici Radio Canada. La députée a vivement critiqué cette action, la qualifiant d'entrave préoccupante à la liberté d'expression.







