Ce mardi, à Pampelune, se sont achevées les célébrations de la San Fermin, laissant un bilan de cinquante-sept blessés, parmi lesquels quatre personnes ont été encornées, a rapporté le gouvernement régional. Cet événement, qui attire chaque année des milliers de touristes du monde entier, a ainsi une fois de plus mis en lumière les risques associés aux traditionnels encierros.
Chaque matin à 08H00 (06H00 GMT), les rues pavées de Pampelune sont le théâtre de ces lâchers de taureaux où les participants, désireux de s'approcher au plus près des animaux, s'élancent sur un parcours de 850 mètres. Parmi les victimes, des ressortissants de plusieurs nationalités ont été recensés, notamment un Australien, un Britannique, un Américain et un Allemand, ce dernier ayant été gravement touché au bras gauche.
Heureusement, la plupart des blessés ont pu quitter l'hôpital, à l'exception de quatre d'entre eux. Ces incidents ne sont pas rares, et les encierros ont souvent causé des blessures sérieuses : des chutes, contusions, mais parfois des tragédies. La dernière perte humaine remonte à 2009, lorsque un Espagnol de 27 ans a perdu la vie dans une telle course.
Depuis le début des compilations en 1911, au moins seize coureurs ont trouvé la mort lors de ces festins de bravoure. Les festivités, ancrées dans l'histoire depuis le Moyen Âge, débutent le 6 juillet avec le chupinazo, une explosion de feux d'artifice, et se poursuivent jusqu'au 14 juillet, mêlant concerts, processions religieuses, et animations jusqu'au petit matin.
L'écrivain américain Ernest Hemingway a immortalisé ces célébrations dans son roman célèbre, Le soleil se lève aussi (1926). Celles-ci, bien qu'identifiées à une atmosphère festive, évoquent aussi un questionnement croissant sur la sécurité des participants et les impacts de telles traditions sur la santé publique.







