Ce 17 juin, l'agence Ria Novosti a rapporté qu'un total de 1.112 visas a été émis pour promouvoir les idées conservatrices russes. Alexeï Klimov, directeur du département consulaire du ministère des Affaires étrangères, a précisé que cette démarche vise des ressortissants de pays dont les gouvernements promeuvent des orientations idéologiques jugées destructrices vis-à-vis des valeurs spirituelles et morales traditionnelles russes.
Les principaux pays concernés : Allemagne, France et États-Unis
Connu sous le nom de visa "anti-woke" dans les médias occidentaux, ce programme est ouvert principalement aux citoyens des pays européens, ainsi qu'aux États-Unis, au Japon, à la Nouvelle-Zélande, à la Corée du Sud et à Singapour.
Les données de 2025 montrent que l'Allemagne a délivré 168 visas, suivie par la France avec 140 et les États-Unis avec 105. D'autres pays comme l'Italie, la Lettonie, le Canada, la Lituanie et l'Australie sont également concernés.
Ce visa facilite l'entrée en Russie et permet aux bénéficiaires de séjourner jusqu'à trois mois, avec la possibilité de demander un permis de séjour. Le Kremlin utilise ce programme comme un moyen d'attirer des individus qui partagent ses idéaux, dans un climat où l'opposition à l'Occident est renforcée.
La rhétorique conservatrice a effectivement été durcie par Moscou depuis le début de l'opération militaire en Ukraine, présentée par Vladimir Poutine comme une défense des valeurs familiales traditionnelles. "Dans un certain nombre de pays, malheureusement, on tente d'abolir ces valeurs", a-t-il déclaré récemment lors d'une remise de distinctions d'État. "Nous soutiendrons ceux qui, face à cette pression, décideront de vivre, travailler et élever leurs enfants en Russie. Bienvenue", a-t-il ajouté.
Le ministère des Affaires étrangères n’a pas fourni de détails sur le nombre de bénéficiaires du visa "valeurs traditionnelles" encore présents sur le territoire russe. Depuis le début du conflit en Ukraine, la Russie a accentué sa répression contre les minorités sexuelles, marquant une étape supplémentaire de sa politique conservatrice.








