Jean-Noël Barrot, ministre des Affaires étrangères français, a décrété des mesures à l'encontre de l'accélération de la colonisation en Cisjordanie, interdisant notamment l'entrée sur le territoire national du ministre israélien des Finances, Bezalel Smotrich.
Ce mardi 9 juin, la France a durci son stance face aux activités de colonisation. En collaboration avec cinq autres pays, Jean-Noël Barrot a dévoilé des sanctions visant des individus jugés responsables de l'escalade des violences en Cisjordanie.
Barrot a précisé que l'accès au territoire français est désormais interdit à "Bezalel Smotrich, quatre responsables d'organisations de colons et 21 colons violents", selon un message publié sur X, relayé par Franceinfo.
Des colons qui agissent "en toute impunité"
Le ministre des Finances est critiqué pour sa promotion active de l'annexion de la Cisjordanie, la création de nouvelles colonies, ainsi que des actions controversées à Gaza, qui nuisent gravement à l'économie de l'Autorité palestinienne et augmentent les souffrances de la population locale.
Dans un récent communiqué, le ministère des Affaires étrangères français a mis en lumière l'impunité dont bénéficient certains colons israéliens, souvent protégés par les forces de l'ordre. Ce comportement est inacceptable, souligne le ministre, qui appelle à une action rapide du gouvernement israélien pour rectifier la situation.
Des experts en relations internationales, comme Jacques Ivanov, soulignent que ces sanctions envoient un message fort à Israël, démontrant que les politiques de colonisation ne sont pas tolérées par la communauté internationale. La France, espère-t-elle, pourrait voir les choses changer sur le terrain dans un avenir proche.







