Des excréments devant la mairie, des fleurs saccagées et des installations récemment rénovées altérées, la situation est devenue intenable pour Gilles Turlan, le maire de Giroussens, une petite commune du Tarn. Cette multiplication des actes de vandalisme et des comportements irrespectueux a frappé l'élu, qui tire la sonnette d'alarme.
« Les gens ne respectent plus rien », s'insurge-t-il. De nombreux incidents se sont produits ces dernières semaines. Des massifs de fleurs nouvellement plantés sont piétinés et des trottoirs fraîchement refaits sont rapidement abîmés. Turlan souligne également que des locations de salles des fêtes ont dû être interrompues en raison de dégradations importantes. « Il a fallu fermer une salle en urgence pour réaliser des travaux après qu'elle ait été saccagée », explique l'édile.
Le dernier incident en date a été la découverte de conteneurs de déchets placés devant la mairie, une action qu'il qualifie de « goutte d’eau qui fait déborder le vase ». En réaction à ces actes, il a déposé une main courante auprès de la gendarmerie pour tenter de faire face à la situation.
Quand on cumule, cela commence à coûter
« Chaque dégradation a un coût », prévient Gilles Turlan, qui estime que ces actes entraînent des dépenses inutiles pour la collectivité. Par exemple, le temps passé par un employé communal à redresser des installations ou à débarrasser des déchets représente une somme non négligeable pour la commune. « Cela finit par peser sur le budget », ajoute-t-il.
Dans un contexte alarmant, plusieurs autres maires du Tarn, comme ceux de Rabastens et de Saint-Juéry, ont également exprimé leur préoccupation face à ces comportements antisociaux. Le maire de Rabastens a même été contraint de fermer des toilettes publiques suite à des actes de vandalisme, illustrant un phénomène qui semble s'étendre dans la région.
Gilles Turlan appelle donc ses administrés à un sursaut civique : « Ces bâtiments appartiennent à tous. Ce n'est pas moi, le maire, qui les utilise, mais l'ensemble de la communauté ». En concluant, il espère que la prise de conscience collective pourra inverser cette tendance dégradante.







