Un acte de désobéissance civile à Albi
Dans la matinée du 12 mai 2026, une station-service Total située sur la route de Cordes à Albi a été vandalisée. Vers 6h45, des agents de l'identité judiciaire ont été dépêchés sur les lieux pour examiner des projections d'huile sur les pompes à carburant et des inscriptions provocatrices sur plusieurs panneaux. Cette action, revendiquée par la branche locale d'Extinction Rebellion, vient dans le cadre d'une campagne nationale intitulée "Carnage total".
L'un des slogans affichés sur un des panneaux proclamait : "Total s’enrichit !". Pendant que l'enquête se poursuit, le mouvement de désobéissance civile non violente a clarifié ses intentions via les réseaux sociaux : "Automobilistes, écologistes, un ennemi commun : Total Energies !"
Cette protestation vise à dénoncer les tarifs pratiqués par le groupe et sa politique environnementale jugée "malicieuse et antisociale". Pour renforcer leur message, des militants ont utilisé un faux pétrole pour recouvrir les tarifs, symbolisant ainsi leur mécontentement.
D'après une analyse publiée par La Dépêche, ces actions se sont multipliées à travers la France, dans le cadre d'une mobilisation écologique plus large. Des experts appellent à considérer ces actes comme des signaux d'alarme face à une crise climatique de plus en plus pressante. "Il est essentiel de comprendre que ces actions visent à interpeller l'opinion publique mais doivent être conduites dans un cadre de dialogue", a déclaré un membre de France Nature Environnement.
En réponse aux dégradations, une entreprise de nettoyage est arrivée sur place vers 9h30 pour remettre la station en ordre, tandis que l'indignation des clients face à cette action se fait jour. Le débat sur la légitimité de telles actions se poursuit, questionnant les alternatives offertes en matière de transition énergétique.







