L'État intensifie sa présence à la frontière franco-espagnole, notamment à Cerbère, où les policiers aux frontières seront désormais mobilisés jour et nuit. Cette décision fait suite à une augmentation notable des flux migratoires et des activités illicites sur la côte Vermeille.
Les patrouilles de police seront donc plus fréquentes et auront lieu à toute heure. Le préfet des Pyrénées-Orientales, Pierre Regnault de la Mothe, a déclaré : "Nous avons une frontière très sécurisée au niveau du Boulou et du Perthus, mais à Cerbère, nous avons observé un besoin accru de renforcer notre dispositif, constatant une hausse des trafics et des arrestations."
Immigration irrégulière et narcotrafic dans le viseur des autorités
Les chiffres parlent d'eux-mêmes : près de 1.000 individus en situation irrégulière ont été arrêtés l’an dernier à Cerbère, dans un contexte où 8.000 interceptions ont eu lieu dans le département. De plus, la lutte contre le narcotrafic est une priorité, avec plus de quatre tonnes de drogue saisies cette année, un chiffre qui égalise déjà le total de 2022.
Drones et surveillance des chemins de montagne
Les contrôles seront étendus à la gare internationale de Cerbère, ainsi qu’aux zones montagneuses et petits sentiers, souvent utilisés pour contourner les dispositifs de sécurité. Charlotte Nouet, cheffe du service interdépartemental de la police aux frontières, précise : "Nous utilisons des drones pour surveiller ces zones. L'objectif est de repérer les passages sans déployer nos équipes partout dans la montagne." Par ailleurs, les effectifs de la police à Cerbère passeront de 30 à 45 agents d’ici l’été, garantissant une présence continue à cette frontière cruciale.







