L'incendie, qui s'est déclaré vers 7h30 dans un bâtiment de sept étages, engendre une atmosphère de suspicion, laissant présager un possible règlement de comptes. Selon des sources de BFM Lyon, l'une des victimes, un homme, aurait tenté d'échapper aux flammes en sautant d'un étage.
Au total, 14 personnes ont été hospitalisées pour des inhalations de fumée, toutes dans un état jugé stable. La préfecture du Rhône a précisé que 38 personnes affectées par cet incident ont été prises en charge dans un gymnase de la commune, avec le soutien d'associations d'aide aux victimes.
Une enquête ouverte, la piste criminelle étudiée
L'origine de l'incendie reste encore à déterminer, mais le parquet de Lyon a annoncé l'ouverture d'une enquête pour "dégradation par moyen dangereux ayant entraîné la mort, homicide volontaire en bande organisée et participation à une association de malfaiteurs". Une déclaration du parquet indique qu'"aucune hypothèse n'est écartée, y compris la piste criminelle".
Les circonstances entourant cet incident tragique sont troublantes, notamment dans un quartier récemment touché par des violences liées à des activités de narcotrafic.
Un quartier victime de violences liées au trafic de stupéfiants
Le quartier de la rue de Sully, où l'incendie s'est produit, connaît des tensions croissantes en rapport avec le narcotrafic. Au cours des dernières semaines, des actes de violence, incluant des incendies volontaires, ont été signalés. Un incident récent, survenu entre le 29 et le 30 avril, a ciblé un appartement où du produit inflammable avait été déposé sur la porte.
Des habitants du quartier ont fait part de leurs inquiétudes. L'un d'eux a déclaré à BFM Lyon : "C'est une situation inédite pour moi. Tout le monde est inquiet ici." En réponse à cette escalade de violence, les autorités locales, représentées par le sous-préfet délégué à la sécurité, ont promis un renforcement des mesures de sécurité, incluant l'envoi de brigades de CRS et une augmentation des patrouilles.







