Les dernières prévisions de la Banque de France concernant la croissance pour 2026, dont la mise à jour sera effectuée mi-juin, ont été annoncées par le nouveau gouverneur, Emmanuel Moulin. Celui-ci a confirmé que « ces prévisions seront en dessous de 0,9 % », une révision à la baisse par rapport aux estimations de mars dernier.
Lors d'une allocution au Paris Finance Forum, Emmanuel Moulin a précisé que les nouvelles prévisions refléteront « moins de croissance et plus d’inflation ». Ce discours constitue sa première prise de parole en tant que gouverneur, où il a également souligné les multiples incertitudes qui entourent les projections économiques actuelles. « Dans un contexte de fortes incertitudes, nous aurons plusieurs scénarios », a-t-il affirmé, en ajoutant que « c’est très difficile de faire des prévisions en ce moment ».
Le gouverneur a évoqué une mauvaise surprise au premier trimestre 2023, avec une contraction du PIB de 0,1 % selon l'Insee, tout en notant que « ce chiffre pourrait être influencé par des problèmes spécifiques rencontrés au cours de cette période », tels qu’une chute des exportations. De plus, il a mis l'accent sur une consommation des ménages qui demeure faible, ce qui pourrait affecter les résultats économiques pour le reste de l'année.
François Villeroy de Galhau, prédécesseur de Moulin, avait également annoncé le 1er juin que les prévisions de la Banque de France devraient être « révisées en baisse ». En parallèle, le Fonds monétaire international (FMI) avait récemment ajusté ses prévisions pour la France, les abaissant de 0,9 % à 0,7 % pour 2026. Le gouvernement français a également revu ses propres attentes à la baisse, passant de 1 % à 0,9 %.
Emmanuel Moulin, qui a pris ses fonctions la semaine dernière, n'a pas souhaité se prononcer sur les décisions concernant les taux d'intérêt de la Banque centrale européenne (BCE) lors de sa réunion prévue ce jeudi, en affirmant : « Je suis en période de réserve, donc je ne parlerai pas de politique monétaire ». Toutefois, il a rappelé ses priorités en tant que nouveau gouverneur, comprenant la « stratégie monétaire », la « souveraineté monétaire » et la « stabilité financière ».







