Depuis la campagne présidentielle, Emmanuel Macron a clairement exprimé son intention de réformer en profondeur le système de retraite français. L’objectif principal est d’unifier les 37 régimes existants en un système 'universel' où chaque euro de cotisation offrirait le même droit à une pension, peu importe le secteur d'activité.
Calendrier de la réforme
Le travail préparatoire mené par Jean-Paul Delevoye, ancien Haut-commissaire aux retraites, est une étape cruciale. Bien que le projet de loi ait été initialement prévu pour le 1er semestre 2018, la date de présentation est désormais incertaine, avec de possibles répercussions au-delà de cette échéance.
Les options de future retraite
Parmi les options proposées, la retraite par annuités serait remplacée par deux systèmes principaux : la retraite par points et celle par comptes notionnels, une approche déjà adoptée en Suède depuis 1998.
- Retraite par points : Cette méthode, déjà en application pour certains régimes comme Agirc et Arrco, consiste à accumuler des points qui sont ensuite convertis en pension au moment du départ, selon la valeur du point en vigueur.
- Comptes notionnels : Ici, chaque salarié accumulation un capital virtuel basé sur ses cotisations, qui sera transformé en pension en tenant compte de l’âge de départ et de l’espérance de vie.
Impact et enjeux
Dans les deux systèmes proposés, l'ensemble de la carrière sera pris en compte, abrogeant ainsi les règles de calcul différenciées selon les statuts. De plus, Emmanuel Macron a affirmé que les avantages actuels pour les carrières interrompues seraient préservés dans le nouveau système.
La question de l'âge de départ à la retraite reste ouverte, bien qu'une déclaration ait confirmé que l'âge légal actuel de 62 ans ne changera pas. Néanmoins, le calcul basé sur l'intégralité de la carrière pourrait influencer le montant de la pension.
Quant à la logique de répartition, elle perdurera, avec les cotisations des actifs qui continueront d'alimenter les pensions des retraités. Les mesures de solidarité subsisteront, garantissant un équilibre entre individualisation des droits et solidarité collective.
Il est à noter qu’actuellement, le besoin de financement du système s’élève à 9 milliards d’euros pour 2021. Malgré la réforme, les déficits à court terme ne semblent pas résolus, soulevant des questions sur la durabilité du nouveau système.
Emmanuel Macron a également assuré que les retraités et ceux approchant de l’âge de départ ne verraient pas leur situation compromise. La réforme s’étendra sur une période de transition envisagée sur dix ans, dont le calendrier précis sera établi prochainement. Le dossier des retraites reste donc brûlant et évolutif, promettant encore de nombreuses discussions.







