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Manger, les doigts sur la couture.
Les critiques de restaurants peuvent parfois être douloureuses, surtout lorsqu'un établissement renommé comme Guy Savoy se retrouve au cœur de discussions controversées. Cela fait maintenant une décennie que le chef a été l'objet de critiques qui oscillent entre moments de satisfaction et déceptions. Le défi de déguster des plats tout en gardant une distance critique s'avère être un véritable équilibre délicat.
Une expérience mitigée
Lors de ma dernière visite à l'adresse emblématique de Guy Savoy, située au 18, rue Troyon, 75017 Paris, j'étais appréhensif à l'idée de goûter aux plats à nouveau. Bien que le service soit impeccable — notamment grâce à la sommellerie dirigée par Éric Mancio —, le début du repas a révélé certaines lacunes. Les coquilles Saint-Jacques (62 euros) et la crème de lentilles-homard (65 euros) manquaient de caractère, sombrant dans une lourdeur due à une friture d'herbes.
Un plat salvateur
C'est alors que le plat principal est arrivé : un saint-pierre pour deux (150 euros). Ce fut une révélation. La cuisson était parfaite, s’alliant harmonieusement avec des salsifis, des noix et une petite sauce délicate. Ce moment a rappelé la légèreté et l'élégance de Satie, apportant une douceur réconfortante. Accompagné de deux verres de condrieu et d'un chassagne-montrachet, le vin offrait une belle harmonie, transformant l'atmosphère en une célébration de saveurs.
Une douceur en fin de repas
Le dessert, une préparation de mandarines poêlées agrémentées de praliné, a su apporter une touche de finesse, sans chichis. L'addition, quant à elle, a atteint un total de 443 euros, témoignant du niveau de l'établissement.
Ligne directe : 01 57 08 55 19.







