L'encadrement des loyers vise à résoudre le déséquilibre entre offre et demande de logements dans les zones urbaines où les loyers grimpent. Appliqué dans certaines régions, ce mécanisme a apporté des résultats encourageants pour les locataires, mais nécessite des améliorations et une harmonisation dans son application.
Comprendre l'encadrement des loyers
Introduit par la loi ELAN en novembre 2018, l'encadrement des loyers a été prolongé jusqu'en novembre 2026. Récemment, une loi du 13 juin 2025 a permis son extension à plusieurs communes des territoires d'outre-mer. Ce dispositif limite les augmentations de loyers dans les zones dites tendues où la demande excède l'offre, souvent au détriment des locataires.
Aujourd'hui, plus de 1 000 communes en France sont censées se conformer à cette réglementation, mais seules 72 d'entre elles l'appliquent réellement, y compris des villes comme Paris, Bordeaux, et Lyon. En cas de renouvellement de bail, les propriétaires ne peuvent pas augmenter le loyer au-delà d'un certain montant fixé par un arrêté préfectoral, sauf exceptions.
Pérenniser et améliorer l'encadrement des loyers
Un rapport des députés Annaïg Le Meur et Inaki Echaniz, remis en septembre dernier, recommande de rendre ce dispositif permanent et de l'étendre à davantage de communes. Il souligne les bénéfices observés dans les zones où l'encadrement a été mis en œuvre, sans que les loyers ne baissent, mais en évitant leur envolée.
Cependant, certains points nécessitent des ajustements, notamment la possibilité de recours à des compléments de loyer par les bailleurs, qui contournent souvent le plafond établi. Ce mécanisme, en forte croissance, impacte négativement les locataires. Les députés proposent d'intégrer le coliving à la législation sur l'encadrement des loyers pour garantir une protection adéquate.
Une mise en œuvre inégale
La Fondation pour le Logement des Défavorisés a récemment publié son Baromètre de l'encadrement des loyers, attestant des effets positifs dans certaines villes tout en soulignant des variations significatives dans l'application du dispositif. Alors que des villes comme Montpellier et Bordeaux affichent de bons résultats, d'autres régions, comme la banlieue parisienne, rencontrent des difficultés croissantes.
En effet, 32 % des annonces analysées dépassent les plafonds établis, un chiffre en hausse notable ces dernières années. Ce constat souligne l'importance de renforcer et d'améliorer l'encadrement des loyers pour que les bénéfices soient vraiment perçus par l'ensemble des locataires concernés.







