La mesure du malus de 10 % sur les retraites complémentaires, actuellement appliquée pendant trois ans, pourrait être abandonnée dès le 1er novembre pour les nouveaux retraités, qui seront contraints de travailler plus longtemps en raison de la réforme des retraites. Voici les points essentiels à considérer.
Qu'est-ce que le malus sur les retraites complémentaires ?
Le malus de 10 %, instauré en 2019, s'applique aux assurés prenant leur retraite à taux plein et à l'âge légal. Cette mesure vise à encourager le prolongement de l'activité professionnelle. Cependant, le salarié peut annuler cette décote en travaillant une année de plus, et même bénéficier d'un bonus de 10 % s'il travaille deux ans supplémentaires.
Pourquoi le malus pourrait disparaître ?
Avec une trésorerie excédentaire, l'Agirc-Arrco affiche un solde positif, avec des réserves atteignant 68 milliards d'euros fin 2022. L'augmentation de l'âge légal de départ ainsi que la prolongation de la durée de cotisation rendent désormais ce malus obsolète. Des sources proches du dossier confirment que les nouvelles conditions de la réforme des retraites pourraient exonérer les futurs retraités de cette pénalité.
Impacts sur les retraités récents et futurs
Pour les retraités ayant pris leur retraite depuis le 1er septembre, la mesure devrait avoir un effet rétroactif, permettant une réattribution des montants diminués. En revanche, la situation des retraités actuels, toujours soumis à ce malus, reste incertaine et sera débattue lors des négociations de septembre.
En complément, la revalorisation des retraites complémentaires est attendue le 1er novembre. Les partenaires sociaux se penchent également sur l'ampleur de cette hausse, guidée par l'évolution des salaires et l'inflation.







