À seulement 28 ans, Fabien Tort a transformé sa brasserie à Saint-Girons, en Ariège, en un véritable temple de la gastronomie où les portions généreuses rencontrent une ambiance chaleureuse. Ayant récemment dominé le championnat du monde du plus gros mangeur de magret en consommant près d’un kilo de ce mets en moins de cinq minutes, Fabien est devenu une figure incontournable de la scène culinaire locale.
Depuis la recommandation du Guide du Rouxblard, sa brasserie, nommée L'Eden, est l'objet d'un fort engouement sur les réseaux sociaux, attirant des clients de plus en plus nombreux, désireux de goûter à son fameux plat signature : la tête de veau sauce ravigote. "Je ne peux pas concevoir qu'un client reparte avec la faim," confie-t-il avec un sourire complice.
Un chemin vers la victoire
Ce jeune homme, qui revendique un goût pour la compétition, a remporté le titre de champion pour la troisième fois le 19 mai 2026 lors d'un concours à Saramon. "J'étais paré de mon titre d'Ogre, mais c'était ma détermination qui m'a permis de briller," se remémore-t-il. En expliquant comment sa timidité initiale a évolué, il souligne qu'il est désormais à l'aise dans ce rôle de champion.
Formé dans des établissements prestigieux et après un passage remarquée à Jersey au Longueville Manor, il est rentré à Saint-Girons où il a fait ses débuts. Deux ans plus tôt, Fabien a relevé le défi de reprendre L'Eden, qui avait souffert d'une fermeture prolongée. "Il y avait tant de travaux à faire, tout était à rénover, mais j'avais une vision," dit-il avec détermination.
Le décor a donc progressivement pris forme, avec des éléments récupérés qui apportent une touche unique. Son installation d’un piano rappelle l’héritage d’un ancien manoir, donnant à l’endroit une essence particulière.
Une brasserie où on se sent chez soi
Fabien souhaite que sa brasserie soit un espace confortable et accueillant. "Je suis inspiré par les vieilles brasseries parisiennes. Mon but est de servir des plats rapides et copieux," évoque-t-il en précisant qu'il s'adresse principalement à une clientèle ouvrière, souvent pressée. A chaque service, il renouvelle son menu selon les produits disponibles, alliant passion et technicité.
Il aime cuisiner des plats qui font écho à ses souvenirs d’enfance et met en avant sa connection avec les produits locaux. "Je suis dans ma zone de confort ici, je me sens sauvage," explique-t-il, cherchant toujours à préserver l’authenticité de sa cuisine.
Désormais, il ne envisage pas de retourner aux compétitions de magret. "Je préfère passer mon temps dans ma brasserie, car ici, mes victoires se mesurent à l’assiette vide," conclut-il avec une satisfaction palpable.







