Un homme de 40 ans a été condamné, ce lundi 8 juin, à Pau, à deux ans et demi de prison ferme pour des faits de violences, de harcèlement et de menaces de mort à l'encontre de son ancienne compagne. Déjà bien connu de la justice pour des comportements similaires, il était sous le coup d'une interdiction de séjour dans les Pyrénées-Atlantiques.
Lors de l'audience, l'accusé a révélé un comportement agressif, provoquant une réaction des juges qui se sont montrés plus sévères que prévu. Ce type de réaction judiciaire est relativement rare. La victime a en effet subi des agressions durant plusieurs jours en avril après une séparation qu'il n'a pas supportée.
Les violences auraient débuté le 11 avril à Jurançon, quand l'homme a découvert que sa partenaire avait eu des contacts avec son ancien compagnon, le père de leur fille de 8 mois. La combinaison de jalousie mélangée à des substances comme le cannabis et la cocaïne a conduit à une première agression. Depuis le 19 mars, cet homme harcelait sa compagne à travers des messages menaçants et injurieux.
« J’ai peur de sortir. Il est capable du pire », a confié la victime lors de son témoignage, soulignant la gravité de la situation à laquelle elle faisait face.
Récidiviste
Ce quadragénaire, condamné pour violences conjugales en 2024, était déjà sous une interdiction de présence dans le département. La vice-procureure, Béatrice Bioux, a fait remarquer avec force : « Vous n’avez pas respecté cette interdiction une seule minute ». L’ex-compagne, terrorisée, était contrainte de chercher refuge chez des amies, mais l’homme a continué à la menacer, lui promettant un sort terrible.
« Nous sommes devant un scénario qui soulève des craintes de fémicide », a alerté la vice-procureure, justifiant ainsi l’urgence de ce dossier.
Suite à des menaces très inquiétantes, la police avait mis en place un dispositif pour localiser l'individu. Ce dernier a été interpellé le 26 avril dans un quartier de Pau, après une traque qui a révélé son intention de se cacher des autorités.
En dépit de ses attaques, il a aussi eu affaire à la résistance de la police lors de son interpellation, sollicitant son propre droit à la défense. Avec 13 condamnations déjà enregistrées à son casier, il n'a jamais suivi les traitements ordonnés par la justice. La vice-procureure a demandé une peine de 36 mois, dont 12 avec sursis probatoire.
Agressif à la barre
L'avocate de la défense a tenté de minimiser les événements en présentant la relation comme complexe et mutuellement nuisible. Pourtant, le tribunal n'a pas tardé à condamner l'individu, qui s'est ensuite mis à vociférer à l'énoncé de son verdict. « Je m'en bats les c*** de ce qu'elle dit. Sortez-moi d’ici avant que je n’insulte tout le monde ! », a-t-il lancé aux policiers présents.
Finalement, il a été condamné à quarante mois de prison, dont douze avec sursis probatoire, assortis d'une obligation de soins et d'une interdiction de contact avec sa victime.







