À Saint-Jean-de-Cuculles, au nord de Montpellier, une initiative inspirante émerge pour soutenir les vignobles face aux enjeux climatiques. Des citoyens ordinaires se transforment en propriétaires de parcelles de vignes, motivés non par le profit mais pour sauver les vignerons de la sécheresse. Depuis quinze ans, ce mode de financement participatif a déjà permis de soutenir 60 projets, dont 40 en Occitanie, sauvegardant ainsi 298 hectares de vignes à l’échelle nationale.
Quand l'eau devient le bien le plus précieux
Pascale Moustiès, responsable du domaine de Mortiès, cultive 14 hectares dont 10 de rouge. Confrontée à la sécheresse croissante, elle a opté pour une solution audacieuse : créer une retenue d'eau hivernale. "C'est un coût très élevé pour nous, pour un petit domaine comme le nôtre, nous avions besoin d'aide pour financer cela," confie-t-elle à France 3 Occitanie.
280 citoyens deviennent les gardiens du vignoble
C'est là que Terra Hominis, une entreprise dédiée à la viticulture participative, entre en jeu. Elle relie les vignerons et les citoyens engagés. Ainsi, 280 actionnaires ont répondu présents, investissant en moyenne 3 600 euros. Claude Cordeau, l’un des contributeurs, se réjouit des résultats de leur investissement : "Les vignes sont belles, la retenue d'eau est parfaitement intégrée à la nature."
Un modèle qui redonne espoir aux vignerons
Sébastien Guibault, dirigeant de Terra Hominis, considère ce financement bien plus qu'une simple levée de fonds. C'est une manière de revitaliser l'agriculture viticole. "On aide les jeunes vignerons à s’installer tout en permettant à ceux qui sont déjà établis de financer des projets innovants," explique-t-il.
Ce mécanisme novateur offre un soutien financier crucial aux vignerons, leur permettant de réaliser des projets allant de la lutte contre le réchauffement climatique à la création de nouvelles cuvées. En somme, ce modèle est un véritable souffle d'espoir pour les viticulteurs de France.
Les résultats parlent d'eux-mêmes : 298 hectares de vignes protégées à travers le pays, et 196 hectares en Occitanie, preuve que les citoyens sont prêts à prendre part à la préservation de l'agriculture durable et des traditions viticoles.







