La structure des Aigues Marines, au Grau-du-Roi, est sous le choc après la décision de la Caisse d'Allocations Familiales (CAF) de couper le versement des aides personnalisées pour le logement (APL) à 25 de ses 35 résidents. Cette mesure, appliquée depuis le 1er décembre 2025, prive l'établissement d'une somme cruciale de 100 000 euros, une aide essentielle pour financer la prise en charge des adultes en grande dépendance.
Gérée par les Pupilles de l’École Publique (PEP) du Gard, cette structure a vu son avenir remis en question. La situation a suscité une forte mobilisation, avec plus de 1300 signatures recueillies sur une pétition lancée par les familles. Elles expriment leur indignation face à la décision de la CAF, contredisant précédemment une obligation de versement prise par le Préfet du Gard, qui était censée durer jusqu'en 2043.
Raphaël, résident de 33 ans, ne cache pas son désarroi. Son père a partagé avec ICI Gard Lozère: "on délaisse nos enfants ; pourquoi ? Parce qu'ils sont handicapés ! C'est inacceptable." Les craintes s'accumulent concernant la santé émotionnelle des résidents, notamment pour Philippe Grassi, dont la mère explique : "Il pourrait régresser et se renfermer sur lui-même, alors qu'il est si heureux ici."
Les conséquences de cette réduction sont alarmantes. Le personnel de l’établissement pourrait réduire ses effectifs, mettant en péril la qualité de vie des résidents. Daniel Verdier, dont la fille Angèle est hébergée depuis plus de 20 ans aux Aigues Marines, souligne la gravité de la situation : "Si on retranche des moyens, c'est toute une vie qui est remise en cause. C’est de la bientraitance qui disparaît."
Les familles se mobilisent, craignant que cette mesure entraîne une dégradation drastique des conditions de vie des personnes handicapées. "Nous ne demandons pas des activités extraordinaires, simplement un soutien pour vivre dignement", ajoutent-elles.
Alors que les parents continuent de faire entendre leur voix, il devient crucial pour les décideurs de réévaluer cette décision afin de préserver l’avenir de ces établissements et la qualité de vie des personnes qu'ils soutiennent.







