Chaque mardi, Aurélia Broto, salariée de l'association Causses Compost, monte sur son vélo-cargo pour collecter les déchets alimentaires de huit restaurateurs de Millau. Un circuit court, sans émission de CO₂, qui prend place au cœur de l'Aveyron.
Il fait encore frais un mardi matin dans les charmantes ruelles de Millau. Tandis que certains chefs s'affairent à la préparation de leurs plats, Aurélia s'apprête à démarrer sa tournée. Son défi : collecter les biodéchets des professionnels de la restauration, un service mis en place récemment après trois ans de tests. Huit restaurants ont déjà adhéré à cette initiative innovante.
Matières organiques, épluchures, restes de préparation
Les établissements partenaires remplissent leurs bacs avec des épluchures, marc de café et autres restes. David Bourgin, restaurateur local, partage son expérience : « C'est une économie de sacs poubelles. Cela a été facile à intégrer dans mon fonctionnement. » Céline Boulenc, qui utilise exclusivement des produits frais, ajoute : « C'est une solution bénéfique et responsable. » Aurélia souligne aussi que chaque sortie du vélo permet de peser les biodéchets, chaque restaurant connaissant ainsi sa contribution. En moyenne, ce sont 250 kg de biodéchets qui sont récupérés chaque semaine, un chiffre en hausse constante.
Un vélo à assistance électrique avec une remorque
Pour réussir sa collecte, Causses Compost a choisi un vélo électrique avec remorque, un symbole de leur engagement pour une méthode de collecte propre et silencieuse. Une fois le parcours terminé, la remorque est dirigée vers un terrain maraîcher. Les biodéchets y sont compostés, établissant ainsi une liaison entre les cuisines des restaurateurs et les terres environnantes. Naïma Catz, membre de l'association, souligne l'importance de ce circuit : « Cela évite de longues distances où les déchets sont souvent envoyés pour enfouissement, produisant ainsi du méthane. »
À Millau, les épluchures ont non seulement trouvé un but, mais elles font aussi partie d'un cercle vertueux qui continue à s'épanouir. Anne Ragot, un observateur du milieu, conclut : « Cette initiative montre qu'une ville peut concilier gastronomie et écologie efficacement. »
Pour suivre cette belle aventure et découvrir le projet, visionnez cette vidéo.
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