Bezalel Smotrich, ministre des Finances d'Israël, fait l'objet d'une interdiction d'accès au territoire français, comme l’a indiqué Jean-Noël Barrot, ministre des Affaires étrangères de la France. Cela suit en effet la décision prise contre son collègue, le ministre de la Sécurité nationale Itamar Ben Gvir, pour des raisons similaires.
Smotrich, figure emblématique de l'extrême droite israélienne, est perçu comme un promoteur ardent de l'annexion de la Cisjordanie et un fervent défenseur de la « recolonisation » de Gaza. Ces déclarations ont suscité de vives inquiétudes au sein de la communauté internationale, qui prône une solution à deux États. Selon Barrot, Smotrich « souhaite voir l'Autorité palestinienne s'effondrer économiquement, mettant ainsi en péril la vie des Palestiniens ».
Au-delà de cette interdiction, quatre responsables d'organisations de colons et 21 colons violents se voient également interdits de territoire français. Dans un effort concerté, la France, aux côtés du Royaume-Uni, du Canada, de l'Australie, de la Nouvelle-Zélande et de la Norvège, a déjà pris des mesures supplémentaires contre ceux qu'elle juge responsables de l'intensification des violences en Cisjordanie.
Les sanctions instaurées contre Smotrich et Ben Gvir en juin 2025 sont le reflet d'une réaction mondiale face à ce qu'on considère comme des incitations à la violence envers la population palestinienne. Le gouvernement israélien avait alors dénoncé ces mesures, les qualifiant de « scandaleuses » et exprimant son indignation.
Jean-Noël Barrot a déclaré : "Avec nos partenaires, nous agissons pour lutter contre l'intensification de la colonisation et des violences en Cisjordanie."
Ces événements soulignent la tension croissante entre Israël et la France, ainsi que les préoccupations internationales quant à la légitimité et à la responsabilité des actions des dirigeants israéliens. Alors que cette situation continue d'évoluer, il reste à voir quelle direction prendra la diplomatie entre ces nations.







