La Russie a déchaîné sa puissance militaire dans la nuit du 24 mai, ciblant Kiev avec le missile hypersonique Orechnik, un acte qui a causé la mort de quatre personnes et blessé une centaine d'autres. Ces frappes ont relancé l'indignation face à l'escalade du conflit, le président Poutine promettant la « invincibilité » de son arme, que beaucoup considèrent désormais comme une menace directe.
Cette attaque a été décrite par les autorités ukrainiennes comme l'une des plus massives depuis le début de la guerre. Près de 600 drones et 90 missiles auraient été lancés, dont plusieurs Orechnik, rendant la situation critique. Emmanuel Macron a condamné ces actions, parlant d'« une fuite en avant » de Moscou, tandis que Kaja Kallas, la cheffe de la diplomatie européenne, a dénoncé ces actes comme une tactique d'intimidation visant à terroriser l'Ukraine.
Au cœur des préoccupations, l'Orechnik se distingue par sa capacité nucléaire. Présenté par Vladimir Poutine fin 2024 comme « invincible », ce missile balistique à portée intermédiaire peut atteindre une distance de 3 000 à 5 500 kilomètres, le rendant capable de frapper toute l'Europe depuis le territoire russe. Il se vante également d'une vitesse hypersonique de Mach 10, soit environ 3 kilomètres par seconde.
Une arme redoutable déjà employée
Le missile Orechnik a déjà été utilisé deux fois depuis le début du conflit, notamment lors d'une attaque en novembre 2024 contre une usine militaire à Dnipro, puis en janvier 2026, il a frappé un dépôt de gaz souterrain près de Lviv. À ce jour, ces frappes n'ont pas impliqué d'ogives nucléaires, mais elles indiquent une détermination à utiliser des technologies de pointe pour frapper des infrastructures clés.
En utilisant des têtes multiples, le système appelé « MIRV » permet de frapper plusieurs cibles simultanément, ce qui représente un défi significatif pour les technologies de défense actuelles. Cependant, des experts comme ceux de l’Institut français des relations internationales soulignent que bien que ces têtes atteignent des vitesses hypersoniques, elles manquent de manœuvrabilité par rapport aux missiles hypersoniques de nouvelle génération.
Moscou a récemment annoncé le renforcement de sa production d'Orechnik, et la Biélorussie, un allié stratégique au Kremlin, a également déployé ces missiles sur son territoire. Ces déploiements sont perçus comme des tentatives de galvaniser le soutien psychologique au sein des forces armées russes et comme des messages d'intimidation adressés non seulement à l'Ukraine, mais aussi à ses partenaires occidentaux.
Dans ce contexte d'escalade militaire, la communauté internationale demeure en alerte, cherchant des solutions diplomatiques pour contrer une situation de plus en plus volatile et incertaine.







