Ce mercredi 27 mai, lors d'une audience délicate, l'avocat général Claude Derens a exposé les fondements juridiques qui lui permettent d'accuser les membres de la bande de Mérignac d'être co-auteurs d'une agression violente. Ils sont inculpés d'avoir sévèrement frappé Nabil B., laissé pour mort dans un bois près de Martillac, en Gironde.
Les faits se sont déroulés le 7 mars 2024, lorsqu'après un supposé vol de stupéfiants à Saint-Sylvestre-sur-Lot, Nabil a été enlevé à Castelmoron-sur-Lot. Les accusés, âgés de 22 à 23 ans, ont reconnu avoir fait ingérence dans sa détention, malgré leurs dénégations concernant les violences survenues dans la forêt.
Durant le procès, des preuves accablantes ont été présentées. Parmi elles, des images de vidéosurveillance et des traces ADN retrouvées sur les armes utilisées, ainsi que des témoignages d'experts juridiques, ont conforté la posture de l'accusation. Selon Claude Derens, le fait d'avoir conduit Nabil vers les lieux de son agression devrait suffire à les rendre coupables, même s'ils n'ont pas commis directement les violences.
Verdict imminent
Les réquisitions ont porté sur des peines de 8 à 12 ans d'emprisonnement. Voici le détail des peines demandées : 8 ans contre Qayim Bardane et Sabry Soussy, tous deux sans antécédents judiciaires; 10 ans contre Mohamed Diaby, qui ne s'est pas présenté à l'audience et a déjà des antécédents pour violence; et enfin, 12 ans de réclusion pour Philippe Ngan Otsaghe et Hamza Madroua, qui ont déjà été condamnés pour trafic de stupéfiants.
Alors que la défense se prépare à prendre la parole, la cour d'assises, composée exclusivement de magistrats, se retire pour délibérer. Le verdict est attendu ce soir.







