À 50 ans, l'épargnant est à un tournant important, avec environ une quinzaine d'années avant la retraite. L'enjeu est de se préparer efficacement à la baisse de revenus qui accompagne cette transition, le taux de remplacement étant d'environ 75 % pour un non-cadre et 55 % pour un cadre.
"La cinquante est la dernière période idéale pour optimiser ses revenus futurs", souligne Maxime Chipoy, directeur général de MoneyVox. Entre 55 et 60 ans, des efforts substantiels seront nécessaires pour obtenir de réels bénéfices. Pour ceux ayant eu une carrière stable, il devient possible de réorganiser son épargne, car la plupart des crédits immobiliers sont remboursés et les enfants commencent à gagner en autonomie.
Devenir propriétaire : un atout pour l'épargne
Posséder sa résidence principale fait une réelle différence sur les revenus lors de la retraite. Pour la majorité des 50-60 ans, le crédit immobilier est en voie de remboursement, permettant ainsi de diriger une plus grande partie des revenus vers l'épargne. Pour ceux souhaitant acquérir un bien, malgré la hausse des taux, leur pouvoir d'achat peut faciliter cette démarche. Les plans d’épargne retraite collectif peuvent être débloqués pour cette acquisition, et pour ceux ayant déjà bénéféfié d'un taux d'intérêt faible, il n'est pas toujours nécessaire de rembourser anticipativement.
Optimiser sa fiscalité
Pour de nombreux épargnants, surtout dans les classes moyennes, une gestion astucieuse de sa fiscalité est essentielle. Les produits d'épargne-retraite comme les Plans d’Épargne Retraite individuels ou collectifs (PER) se révèlent avantageux. En effet, les versements volontaires peuvent être déduits du revenu imposable, afin de réduire l'imposition à leur niveau le plus élevé. L'imposition intervient lors du retrait, souvent à des revenus bien moins imposés.
Il convient de noter que la gestion par défaut de ces plans devient de moins en moins risquée à l'approche de la retraite. Pour les plans collectifs, les abondements de l'employeur peuvent améliorer le rendement, et il est judicieux d'explorer ces possibilités.
Pensée prévoyante pour la transmission
La transmission de son patrimoine, bien que pas toujours prioritaire, mérite d'être envisagée. L'assurance-vie, qui permet de transmettre des avoirs hors succession, est un excellent choix d'investissement à long terme. "Un léger frais d'entrée sera amorti sur la durée, et la fiscalité est plus favorable au-delà de huit ans", observe Lionel Rochet, formateur à Finances & Pédagogie. Envisager de vendre des biens immobiliers dont la gestion devient complexe pour investir dans ces contrats peut être une stratégie judicieuse.
Importance d'une épargne de précaution
Il est vital de maintenir une épargne accessible, comme les livrets réglementés tels que le livret A, proposant jusqu’à 3 % de rémunération. Il est conseillé de disposer d’un montant équivalent à 4 à 6 mois de salaire pour parer à d’éventuels imprévus.







